du Messager d’Allah — paix et bénédictions d’Allah sur lui —, alors sachez qu’Allah, exalté soit-Il, s’en est déjà chargé de la manière la plus ample : Il a joint la mention de Son Envoyé à Son propre Nom dans les deux attestations de foi, dans chaque appel à la prière lancé du haut de chaque minaret, dans chaque iqâma annonçant l’accomplissement de la salât, dans chaque tachahhud, qu’il s’agisse d’une prière obligatoire ou surérogatoire — soit plus de trente fois par jour, à voix haute et à voix basse ; proclamée, cette mention emplit l’horizon, murmurée, elle emplit le cœur et la conscience.
Vient ensuite le rappel en actes, dans les détails comme dans les grandes choses : manger de la main droite, parce que c’est la sunna ; commencer à s’habiller par le côté droit, parce que c’est la sunna ; se coucher sur le flanc droit, parce que c’est la sunna ; répandre le salâm, et, d’une manière générale, conformer chacun de ses gestes et chacune de ses pauses à la sunna du Prophète — paix et bénédictions d’Allah sur lui.
Si l’on entend par là exprimer l’amour porté au Prophète — et l’amour est le signe d’une foi authentique, comme il l’a déclaré : « Aucun de vous ne croit vraiment tant que je ne lui suis pas plus cher que son père, son enfant et l’ensemble des gens » (1) —, la véritable preuve de l’amour consiste à obéir à l’aimé : accomplir ce qu’il aime et délaisser ce qu’il réprouve ou n’aime pas.
Et si l’on veut opposer une idée à une autre, la réalité est qu’il n’existe aucune correspondance entre les deux motifs ni aucune raison de les lier, tant ils sont éloignés l’un de l’autre, comme le sont la vérité et l’erreur, l’obscurité et la lumière.