Vingt-quatrième objection :
Célébrer le Mawlid constitue, disent-ils, un rappel de l’importance de celui qu’Allah a envoyé comme miséricorde pour les mondes et qu’Il a ordonné à tous de suivre. Parce que l’intervalle qui nous sépare de son époque est considérable, ils font de cette célébration un moyen de se remémorer sa personne et ce qu’il a apporté de vérité et de bien, bienfaits dont l’humanité s’est réjouie lorsqu’il l’a tirée des ténèbres du polythéisme et de l’ignorance vers la lumière de l’unicité et de la justice. Ils entendent aussi, par ce biais, pousser les jeunes enfants et, plus largement, les simples gens à nourrir l’amour du porteur de ce message et à se rallier à son appel, et rappeler tout cela à chacun, conformément à la parole du Très-Haut : « Rappelle, car le rappel profite aux croyants. » (sourate 51, verset 55).
Réponse :
Le shaykh ʿAṭiyya Sâlim a dit, dans son commentaire de la sourate al-Insân ajouté au Complément d’Aḍwâʾ al-Bayân : « Parmi les musulmans, certains affirment : “Nous savons que le Mawlid n’est ni une sunna prophétique, ni la voie des pieux prédécesseurs, ni la pratique des générations dont le bien a été attesté ; néanmoins, nous voulons opposer une idée à une autre, un souvenir à un souvenir, afin de rassembler la jeunesse musulmane autour de la biographie du maître des messagers.” »
On peut alors répondre : si l’on vise à raviver le souvenir du Messager