savants ou dévots, voire de la majorité d’entre eux, et tout ce qui y ressemble, ne saurait en rien prévaloir sur la parole du Messager d’Allah – paix et bénédictions sur lui – au point de pouvoir lui être opposé. » (1)
Abû Bakr, puis les califes bien guidés après lui – qu’Allah les agrée – n’ont jamais célébré le Mawlid, et leur sunna est à suivre bien avant celle du seigneur d’Irbil.
3 – Dans son ouvrage al-Bidâya wa-n-Nihâya, l’imâm Ibn Kathîr ne fait que rapporter des faits historiques ; le fait qu’il mentionne un événement ne signifie nullement qu’il l’approuve. De même, l’éloge qu’il adresse aux nobles qualités du roi ne contredit pas le fait que le Mawlid soit une innovation : il arrive qu’une personne mêle justesse et erreur, sunna et innovation.
Ce roi (Kawkaburî) pratiquait d’ailleurs d’autres innovations : Ibn Kathîr rapporte qu’il organisait pour les soufis des séances de samâʿ (audition mystique) de midi jusqu’à l’aube et qu’il dansait lui-même avec eux. (2)
4 – Quand bien même on supposerait que l’imâm Ibn Kathîr ait loué le roi qui célébrait le Mawlid, son éloge ne portait que sur la bonne intention du souverain et non sur l’innovation du Mawlid en tant que telle.