et dans les prières elles-mêmes, au cours du tashahhud, dans l’invocation des bénédictions en sa faveur, dans la lecture des hadiths et l’observance de ce qu’il a apporté ; il est donc bien trop vénéré pour que son souvenir se limite à une commémoration annuelle.
Objection n° 21 :
On soutient que la célébration du mawlid ravive la mémoire de l’Élu ﷺ et que cela serait, selon eux, licite dans l’islam ; d’ailleurs, ajoutent-ils, la plupart des rites du pèlerinage ne sont-ils pas eux-mêmes le rappel d’événements vécus et de stations louables ?
Réponse :
1 – Affirmer que se réunir pour le mawlid afin de raviver la mémoire du Prophète ﷺ est une prescription islamique revient à attribuer à Allah et à Son Messager ﷺ ce qu’ils n’ont jamais institué. En effet, Allah n’a pas légiféré de réunion destinée à célébrer la naissance du Prophète ﷺ, ni ce jour-là ni un autre, et le Messager d’Allah ﷺ ne l’a nullement établi, ni par ses paroles ni par ses actes.
2 – Si cette pratique était réellement conforme à la religion, pourquoi donc le Prophète ﷺ lui-même et ses nobles compagnons — qu’Allah les agrée — ne l’ont-ils jamais accomplie ? Serait-ce qu’ils étaient, à Allah ne plaise, moins instruits ou moins clairvoyants que ceux qui l’introduisent aujourd’hui ?
Objection n° 22 :
D’après Ṭâriq ibn Shihâb, ʿUmar ibn al-Khaṭṭâb — qu’Allah l’agrée — rapporta qu’un Juif lui dit : « Ô commandeur des croyants, il est un verset dans votre Livre que vous récitez ; si… »