au califat, ainsi que l’ont rapporté Al-Hâkim et d’autres.
Et ceux qui ont élargi la portée de cet athar n’y cherchaient qu’une preuve du consensus : plusieurs spécialistes du ḥadith l’ont donc classé dans le « Chapitre du consensus », et nombre de savants s’en sont servis pour étayer l’argument de l’ijmâʿ (l’unanimité).
2 – Les Compagnons (qu’Allah les agrée) n’ont jamais célébré le mawlid du Prophète. Cet athar prouve donc qu’il n’est pas permis de le célébrer : en effet, ils étaient unanimes à s’en abstenir, signe qu’ils ne le tenaient pas pour une bonne œuvre, mais pour une pratique blâmable. Or ʿAbd Allâh b. Masʿûd a dit : « Ce que les musulmans jugent bon est bon auprès d’Allah, et ce qu’ils jugent blâmable est blâmable auprès d’Allah. »
Par conséquent, la célébration du mawlid est, auprès d’Allah, blâmable et non louable ; si les Compagnons y avaient entrevu le moindre bien, ils nous auraient devancés dans cette pratique.
3 – Qui, parmi les savants, a été le premier à trouver le mawlid acceptable ? Les Compagnons du Messager d’Allah ﷺ ? Certainement pas. Les Successeurs ? Certainement pas. Les Successeurs des Successeurs ?