formes déterminées, à un moment déterminé, et sur le fait d’élever cette pratique au rang de rite islamique qui ne saurait être institué qu’en vertu d’un texte explicite du Législateur ; de la sorte, le commun des fidèles et ceux qui ignorent la sunna finissent par croire que la célébration du mawlid fait partie des œuvres méritoires requises par la Loi.
La tenue du mawlid avec de telles caractéristiques est donc une innovation blâmable ; elle constitue une atteinte à la religion d’Allah et un ajout illicite assimilable au fait de légiférer sans qu’Allah n’y ait donné permission, d’imputer à Allah des mensonges et de parler de Sa religion sans science.
2 – Le simple fait d’arrêter l’intention de célébrer le mawlid dans ce cadre est, en soi, une innovation ; car, comme l’ont établi les savants, les œuvres pieuses ne sont agréées qu’à deux conditions : la sincérité (al-ikhlâs) et la conformité à l’exemple du Messager ﷺ.
Dix-huitième objection :
On affirme que la célébration du mawlid a été jugée louable par les savants et qu’elle s’est répandue dans toutes les contrées ; elle serait donc prescrite, en application de la règle tirée de la parole d’Ibn Masʿûd (qu’Allah l’agrée) : « Ce que les musulmans estiment bon est bon auprès d’Allah, et ce qu’ils estiment blâmable est blâmable auprès d’Allah. »
Réponse :
1 – Par cette parole, Ibn Masʿûd visait les Compagnons ; il l’énonça pour étayer leur unanimité lorsqu’ils portèrent Abû Bakr (qu’Allah l’agrée) au califat.