Seizième objection :
On avance que les poètes parmi les Compagnons composaient des odes à la louange du Messager, tel Kaʿb ibn Zuhayr ou Ḥassân ibn Thâbit ; le Prophète (paix et bénédictions sur lui) agréait leur œuvre et les en récompensait.
Réponse :
Il n’est rapporté d’aucun poète compagnon (qu’Allah les agrée) qu’il ait cherché à se rapprocher d’Allah en déclamant des poèmes la nuit de sa naissance. Leurs chants se faisaient entendre, pour l’essentiel, lors des conquêtes et des victoires sur l’ennemi. Dès lors, la récitation de Kaʿb ibn Zuhayr, de Ḥassân ibn Thâbit et d’autres poètes compagnons devant le Prophète (paix et bénédictions sur lui) ne saurait servir d’argument en faveur de l’innovation que constitue la célébration du mawlid.
Dix-septième objection :
Le mawlid, dit-on, est une assemblée où l’on évoque Allah, où l’on donne l’aumône, où l’on chante les mérites et l’on exalte la dignité prophétique ; autant de pratiques prescrites et louables, appuyées par des traditions authentiques.
Réponse :
1 – La réprobation de la tenue du mawlid – même s’il renferme, à l’évidence, certains actes légitimes – porte précisément sur cette réunion particulière avec ces