surérogatoire, et il a interdit de réserver ce jour-là au jeûne ainsi que de consacrer la nuit du vendredi à la prière nocturne. Le Sahîh de Muslim rapporte en effet, d’après Abû Hurayra (qu’Allah l’agrée), que le Prophète (paix et bénédictions sur lui) a dit : « Ne distinguez pas la nuit du vendredi par une veillée de prière parmi les autres nuits et ne distinguez pas le jour du vendredi par un jeûne parmi les autres jours, sauf si ce jour-là coïncide avec un jeûne habituel de l’un d’entre vous. »
Or, si le Prophète (paix et bénédictions sur lui) n’a pas assigné le moindre acte surérogatoire au vendredi sous prétexte qu’Adam (paix sur lui) y fut créé, quel argument les promoteurs de la célébration peuvent-ils tirer de ce fait pour justifier la légitimité du mawlid ?
3 – Pourquoi, précisément, le Messager d’Allah (paix et bénédictions sur lui) a-t-il interdit de jeûner le vendredi seul à titre de dévotion surérogatoire ? Et pourquoi n’a-t-il pas dit, aussitôt après sa mise en garde ou par la suite : « Instituez pour votre père comme pour le mien une fête de l’existence, ou une assemblée de rappel à l’occasion de cet anniversaire ; nous y méditerons les bienfaits d’Allah envers Ses créatures, nous y exhorterons le commun des gens, et cela deviendra une sunna pour ceux qui viendront après nous » ?
Serait-il concevable que l’amour du Prophète (paix et bénédictions sur lui) pour son père Adam (paix sur lui) fût limité, voire inexistant ? Ou bien ces gens sauraient-ils ce que le Prophète ignorait ?
Quinzième ambiguïté :
L’argument selon lequel Gabriel (paix sur lui) aurait ordonné au Prophète (paix et bénédictions sur lui), la nuit de l’Isrâ’ et du Miʿrâj, de prier deux rakʿa à Bethléem, lieu de naissance de Jésus (paix sur lui), avant de lui dire : « Sais-tu où tu as prié ? Tu as prié à Bethléem, là où Jésus est né… »