aux salaf premiers se trompe, et cela suffit (1).
4 – À supposer même que la « miséricorde » désigne le Prophète — paix et bénédictions sur lui —, quel rapport la célébration du mawlid entretient-elle avec la joie de sa venue ? Le mawlid consiste à commémorer, un jour précis de l’année ou de façon continue, selon un mode particulier, alors que le verset ordonne de se réjouir sans fixer aucun moment. Il s’agit tout autant de se réjouir de la législation révélée au Prophète — paix et bénédictions sur lui —, laquelle est elle aussi une miséricorde pour les hommes ; or rien de tout cela n’a le moindre lien avec le mawlid.
5 – Les Compagnons — qu’Allah les agrée — ont-ils célébré la naissance du Prophète — paix et bénédictions sur lui ? Bien sûr que non.
Les Compagnons — qu’Allah les agrée —, selon le raisonnement de ceux qui tolèrent cette célébration, se seraient-ils réjouis de la miséricorde d’Allah, c’est-à-dire du Prophète — paix et bénédictions sur lui ? Si nous suivions leur logique, il faudrait conclure : « Évidemment, les Compagnons — qu’Allah les agrée — ne se sont pas réjouis du Prophète — paix et bénédictions sur lui. » Or jamais les Compagnons ne furent ainsi : ils ont, au contraire, sacrifié leurs biens et leurs vies par amour pour Allah et pour Son Messager — paix et bénédictions sur lui.