par son envoi — paix et bénédictions sur lui —, et il ne fait aucune mention de sa naissance.
Quant à la sunna, Muslim rapporte dans son Ṣaḥīḥ, d’après Abou Hurayra — qu’Allah l’agrée — qui dit : « On dit : “Ô Messager d’Allah, invoque donc contre les polythéistes !” Il répondit : “Je n’ai pas été envoyé comme maudisseur ; je n’ai été envoyé qu’en miséricorde.” »
3 – Se servir de ce verset pour légitimer la célébration du mawlid (commémoration de la naissance du Prophète) revient à imposer à la parole d’Allah — exalté soit-Il — un sens que les pieux prédécesseurs (salaf ṣāliḥ) ne lui ont jamais attribué, et à appeler à une pratique différente de celle qu’ils ont suivie. Une telle démarche n’est pas recevable : ce que l’on ne tient d’aucun texte pratiqué par les premiers ne peut, après eux, être revendiqué comme relevant du texte. S’il s’agissait vraiment d’une preuve, elle n’aurait pas échappé à la compréhension des Compagnons et de leurs Successeurs, avant d’être découverte par ceux qui vinrent après eux.
L’attitude des premiers, qu’il s’agisse d’une action ou d’une abstention, contredit donc ce concept et le réfute. La pratique introduite plus tard appartient, dès lors, à ce qui s’oppose au consensus des Anciens ; or, quiconque contredit le consensus se trompe, et la communauté de Muhammad — paix et bénédictions sur lui — ne saurait s’accorder sur une erreur.
Ce qu’ils ont fait — ou délaissé — constitue la sunna, la référence décisive et la voie droite ; il n’y a, hors de cela, que vérité ou erreur. Aussi, quiconque s’oppose aux salaf