Ibn Jarîr (At-Tabarî) dit : « Le Très-Haut s’adresse à Son Prophète Muhammad — paix et bénédictions sur lui — et lui ordonne : Dis, ô Muhammad, à ces négateurs qui te rejettent, toi et ce qui t’a été révélé de ton Seigneur : “C’est par la grâce d’Allah, ô gens — cette grâce qu’Il vous a accordée, à savoir l’islam, qu’Il vous a exposé et vers lequel Il vous a appelés — et par Sa miséricorde qu’Il a déversée sur vous en la faisant descendre sur vous ; par elle, Il vous a enseigné, dans Son Livre, ce que vous ignoriez, et vous a rendu claires les balises de votre religion ; il s’agit du Coran.
‘Qu’ils se réjouissent donc de cela ! C’est bien meilleur que tout ce qu’ils amassent.’” Autrement dit : l’islam auquel Il les a conviés et le Coran qu’Il a fait descendre sur eux valent mieux que ce qu’ils amassent comme dépouilles du bas-monde, ses biens et ses trésors. Tel est, en substance, l’avis des exégètes. » Fin de citation.
Il ressort de tout cela que le verset traite d’un tout autre sujet ; ni littéralement ni implicitement il ne permet d’affirmer, comme on l’a prétendu, que la miséricorde visée ici serait la personne même du Prophète — paix et bénédictions sur lui —, et l’on néglige en outre complètement le contexte de l’énoncé.
2 – La miséricorde accordée aux hommes ne réside pas dans la naissance du Prophète — paix et bénédictions sur lui — mais dans sa mission et son envoi auprès d’eux. Les textes du Livre et de la sunna le confirment. Du côté du Livre, Allah, le Très-Haut, dit : « Nous ne t’avons envoyé qu’en miséricorde pour l’univers. » (Al-Anbiyâʾ 107). Le verset établit donc que la miséricorde destinée aux mondes n’a pris effet que