Réponse :
1 – La faveur (faḍl) et la miséricorde (raḥma) auxquelles il est demandé de se réjouir renvoient à ce qu’indique le verset immédiatement précédent, lorsque le Très-Haut dit : « Ô hommes ! Il vous est déjà venue de votre Seigneur une exhortation, une guérison pour les cœurs, un guide et une miséricorde pour les croyants. » (Yûnus, 57).
Ibn al-Qayyim, commentant la parole divine : « Dis : “C’est par la grâce d’Allah et par Sa miséricorde ; qu’ils se réjouissent donc de cela ! Cela est bien meilleur que tout ce qu’ils amassent.” » (Yûnus, 58), écrit : « Les propos des Anciens concordent pour dire que, dans ce verset, la grâce d’Allah et Sa miséricorde désignent l’islam et la sunna. » (1)
Dans les grands ouvrages d’exégèse – le Tafsîr d’Ibn Jarîr, son abrégé par Ibn Kathîr, ainsi que ceux d’Al-Qurtubî, Al-Baghawî, Al-Bayḍâwî, An-Nasafî ou encore Ibn al-Jawzî – on ne trouve nulle mention établissant un lien entre le sens de ce verset et la célébration de la naissance du Prophète – paix et bénédictions sur lui. Pour éclairer la portée de l’énoncé, il suffit de citer l’avis de l’imam At-Tabarî, doyen des exégètes ; reproduire les paroles de tous rallongerait inutilement l’exposé.