Et puisque le Messager d’Allah — paix et bénédictions sur lui — n’a appelé à rien de tel, ni expliqué aux gens ce qu’ils devraient y dire et faire, comme il l’a fait pour les deux fêtes de la rupture du jeûne (ʿîd al-Fiṭr) et du Sacrifice (ʿîd al-Aḍḥâ), l’aurait-il donc oublié ou caché, lui qui était chargé de transmettre ? Gloire à Toi, ô Allah ! Ton Messager — paix et bénédictions sur lui — n’a ni oublié ni dissimulé quoi que ce soit ; mais l’homme est, de toute chose, le plus enclin à la controverse.
Sixième équivoque :
On prétend que l’existence même du Messager — paix et bénédictions sur lui — constitue une cause de salut pour qui le suit et qu’elle réduit la part de l’Enfer destinée à ceux qui y sont promis, du fait de la joie qu’il aurait manifestée à sa naissance ; il conviendrait donc, selon eux, d’exprimer sa réjouissance.
ʿUrwa ibn az-Zubayr rapporte : « Thuwayba, esclave affranchie d’Abû Lahab, avait allaité le Prophète — paix et bénédictions sur lui. Lorsque Abû Lahab mourut, l’un des siens le vit en songe dans un très mauvais état (1). Il lui demanda : “Qu’as-tu rencontré ?” Abû Lahab répondit : “Je n’ai bénéficié après vous d’aucun bien, si ce n’est qu’il m’est donné à boire dans ceci, pour avoir affranchi Thuwayba.” » (rapporté par al-Bukhârî).
Réfutation :
1 – Le salut tient au fait de suivre le Prophète — paix et bénédictions sur lui —, non à l’innovation de fêtes qu’Allah n’a jamais légitimées.