été confirmé, car les imâms Mâlik, Aḥmad ibn Ḥanbal, al-Bazzâr, al-Bayhaqî, an-Nawawî, l’hâfiẓ al-Mizzî, l’hâfiẓ adh-Dhahabî et l’hâfiẓ Ibn Ḥajar l’ont tous jugé faible. (1)
2 – À supposer que ce fait soit avéré au sujet du Prophète — paix et bénédictions sur lui —, la règle ne lui serait pas particulière ; il deviendrait alors recommandé à tout musulman d’offrir lui-même une ʿaqîqa en gratitude envers Allah pour le bienfait de la création et de l’existence, même s’il ne s’agit pas d’un Prophète.
3 – Quand bien même, malgré l’évidence de sa faiblesse, on retiendrait l’authenticité de ce hadith, il ne ferait que rejoindre le hadith relatif au jeûne du lundi, auquel nous avons déjà répondu.
4 – A-t-il été établi que l’ʿaqîqa était légiférée pour les gens de la Jâhiliyya et qu’ils la pratiquaient, au point de prétendre qu’ʿAbd al-Muṭṭalib aurait immolé une ʿaqîqa pour son petit-fils ? Les actes des gens de la période pré-islamique sont-ils pris en compte en islam ? Faut-il donc soutenir que, si le Prophète — paix et bénédictions sur lui — a sacrifié pour lui-même par gratitude, et non pour accomplir la sunna de l’ʿaqîqa, c’est parce qu’une ʿaqîqa aurait déjà été faite pour lui ?
Gloire à Allah ! Quelle déduction étonnante et étrange ! Et, quand bien même il serait établi que le Prophète — paix et bénédictions sur lui — a immolé un mouton par reconnaissance envers Allah Très-Haut pour le bienfait de sa venue à l’existence et de l’assistance reçue, cela impliquerait-il de faire du jour de sa naissance — paix et bénédictions sur lui — une fête pour les gens ?