Lorsque nous disons cela, nous n’affirmons nullement que la forme changerait ; la prière reste la prière, le jeûne reste le jeûne, le pèlerinage reste le pèlerinage : la seule nouveauté consiste simplement à ajouter à ce qui a déjà été légiféré.
En toute logique, ceux qui jugent licite la célébration du Mawlid devraient donc reconnaître la licéité de ces ajouts, puisqu’ils soutiennent que le jeûne qu’observait le Messager d’Allah — paix et bénédictions sur lui — le jour de sa naissance prouverait le bien-fondé de cette commémoration.
6 – Le Prophète — paix et bénédictions sur lui — a justifié son jeûne du lundi par deux raisons :
a) il est né un lundi ;
b) c’est un lundi qu’il reçut la mission prophétique.
Pourquoi donc célèbrent-ils la première raison et délaissent-ils la seconde ?
Cinquième ambiguïté :
On rapporte que le Prophète — paix et bénédictions sur lui — aurait pratiqué une ʿaqîqa (sacrifice d’action de grâce pour une naissance) pour lui-même après avoir été investi de la Prophétie, alors que son grand-père ‘Abd al-Muṭṭalib l’aurait déjà accomplie pour lui le septième jour suivant sa venue au monde ; or l’ʿaqîqa ne se répète pas une seconde fois. Ils en concluent que ce geste du Prophète — paix et bénédictions sur lui — visait à manifester sa gratitude envers Allah qui l’a fait advenir en miséricorde pour les mondes. Partant de là, disent-ils, il serait recommandé pour nous aussi d’exprimer notre reconnaissance à l’occasion de sa naissance — paix et bénédictions sur lui — en nous réunissant, en offrant à manger, et par d’autres œuvres de piété similaires.
Réponse :
1 – Le récit selon lequel le Prophète — paix et bénédictions sur lui — aurait offert une ʿaqîqa pour lui-même n’est pas authentique et il n’a