un jour où je suis né, un jour où j’ai été envoyé, ou encore où la Révélation est descendue sur moi. » (rapporté par Muslim).
Ainsi, le Messager — paix et bénédictions sur lui — ne jeûnait pas le seul jour de sa naissance, fixé, si tant est que la date soit exacte, au 12 Rabîʿ al-Awwal. Il jeûnait ce jour-là, le lundi, chaque semaine, tout le mois et toute l’année, et non une fois par an. Que reste-t-il donc de commun avec ce que pratiquent aujourd’hui certains musulmans ?
Si cela relevait vraiment d’une célébration, comme le prétendent ceux qui l’autorisent, la manière aurait été tout autre : les Compagnons se seraient réunis autour du Prophète, rivalisant de sermons et de poèmes — à l’image de bien des célébrations actuelles. Or rien de tel ne s’est produit.
2 – Lorsque le Prophète — paix et bénédictions sur lui — jeûnait le lundi pour remercier Allah du bienfait de son existence et de l’appui divin — c’est-à-dire l’honneur de sa mission universelle d’annonciateur et d’avertisseur — y a-t-il ajouté une cérémonie comparable à celles des tenants du mawlid, faite de rassemblements et d’éloges chantés ?
La réponse est non ; il s’est limité au jeûne. La communauté ne devrait-elle donc pas se contenter de ce qui a suffi à son Prophète et se tenir à ce qui lui suffisait ? Quel esprit sensé oserait répondre par la négative ?