en inventant des pratiques cultuelles qu’il n’a jamais instituées ; ce serait, à Dieu ne plaise, l’accuser soit d’avoir manqué à la transmission du message, soit d’avoir laissé une révélation inachevée. Or, si les Compagnons n’ont pas célébré le mawlid, cela signifierait-il pour autant qu’ils ne vénéraient pas la haute valeur du Prophète — paix et bénédictions sur lui ?
3 – Le mois durant lequel ils célèbrent la naissance de notre Prophète Muhammad — paix et bénédictions sur lui — est précisément celui où il rendit l’âme. La joie n’y est donc pas plus légitime que la tristesse ; plusieurs savants l’ont signalé, parmi eux Ibn al-Hajj et al-Fâkihânî.
Quatrième ambiguïté
Lorsque le Prophète — paix et bénédictions sur lui — fut interrogé au sujet du jeûne du lundi, il répondit : « C’est un jour où je suis né » (rapporté par Muslim). Honorer ce jour implique donc d’honorer le mois même où il vit le jour. Ne remarques-tu pas que le jeûne de ce jour possède un mérite immense, du fait qu’il est né en ce jour ? Ils prétendent ainsi que la tenue du mawlid est un acte de gratitude envers Allah pour la grâce de la naissance du Messager — paix et bénédictions sur lui. Selon eux, le jeûne qu’il observait équivaut à une célébration ; seule l’apparence diffère, mais le sens demeure.
Réponse
1 – Le jeûne du lundi pratiqué par le Prophète — paix et bénédictions sur lui — n’est aucunement une preuve autorisant l’innovation que constitue la célébration du mawlid ; on l’interrogea en effet sur la raison de son jeûne du lundi et il répondit : « C’est…»