al-Mawlid al-Nabawi: Hal NahtafilChahata Saqr

d’un bienfait accordé ou d’un fléau écarté, et de renouveler cette marque de gratitude chaque année, quand revient le même jour.

La reconnaissance envers Allah s’exprime par divers actes d’adoration : prosternation, jeûne, aumône et récitation. Or, quel bienfait pourrait surpasser la manifestation, en ce même jour, de ce Prophète, messager de miséricorde ? Dès lors, il conviendrait de viser le jour précis, à l’image du cas de Moïse pour le dix d’al-Muḥarram. Celui qui n’en tient pas compte ne voit pas d’inconvénient à célébrer le Mawlid n’importe quel jour du mois ; certains, plus larges encore, l’ont même reporté à un autre jour de l’année, ce qui soulève bien des réserves. Telle est, en résumé, la question de son fondement.

Quant à la manière de le célébrer, il faut s’en tenir aux œuvres qui traduisent la gratitude envers Allah : récitation, distribution de nourriture, aumône, déclamation de poèmes à la louange du Prophète ou de pièces ascétiques propres à éveiller les cœurs au bien et à l’au-delà. S’agissant de l’audition (samāʿ), des divertissements et assimilés, on dira : ce qui, parmi tout cela, est licite et ne vise qu’à manifester la joie propre à ce jour peut y être adjoint ; ce qui est illicite ou réprouvé, ou simplement contraire à ce qui est préférable, doit être proscrit. (1)

Réponse
1 – Il est impossible de concilier le rattachement que fait al-Ḥâfiẓ Ibn Ḥadjar entre la célébration du Mawlid et le jeûne d’Achoura avec l’affirmation catégorique qu’il s’agit d’une innovation dont rien n’a été transmis des pieux prédécesseurs des trois premiers siècles. En effet, le fait que les Salaf n’aient pas mis en œuvre un texte dans le sens qu’en donnent leurs successeurs empêche de considérer cette compréhension comme valide ; si elle l’était, elle n’aurait pas échappé à leur intelligence. De même, un texte dont les Salaf n’ont pas tiré un tel argument ne saurait être retenu comme preuve : s’il l’avait été, ils l’auraient appliqué.

Ainsi, déduire la célébration du Mawlid, comme l’a fait al-Ḥâfiẓ Ibn Ḥadjar, du hadith concernant le jeûne d’Achoura – ou de tout autre texte – contredit le consensus des pieux prédécesseurs tant dans la compréhension que dans la pratique. Or, ce qui s’oppose à leur unanimité est une erreur, car ils ne s’accordent que sur la voie droite.

L’Imam al-Shāṭibī a longuement exposé cette règle dans son ouvrage Al-Muwāfaqāt, et ses développements sont tels que, sans nul doute, si al-Ḥāfiẓ Ibn Ḥadjar al-ʿAsqalānī y avait prêté attention, il n’aurait pas fondé la célébration du Mawlid sur le hadith du jeûne

(1) Réponse du hāfiz Ibn Hajar al-ʿAsqalānī à une question portant sur la célébration du mawlid (naissance du Prophète), rapportée par as-Suyūṭī dans Aḥsan al-Maqṣid fī ʿAmal al-Mawlid, recueil inclus dans al-Hāwī li-l-Fatāwā, t. 1, p. 196, et citée par az-Zurqānī dans son commentaire des Mawāhib al-Ladunniyya, t. 1, p. 140.
معين من إسداء نعمة أو دفع نقمة ويعاد ذلك في نظير ذلك اليوم من كل سنة. والشكر لله يحصل بأنواع العبادة، كالسجود والصيام والصدقة والتلاوة، وأيُّ نعمة أعظم من النعمة ببروز هذا النبي نبي الرحمة في ذلك اليوم، وعلى هذا فينبغي أن يتحرى اليوم بعينة حتى يطابق قصة موسى في يوم عاشوراء، ومن لم يلاحظ ذلك لا يبالي بعمل المولد في أي يوم من الشهر، بل توسع قوم فنقلوه إلى يوم من السنة وفيه ما فيه، فهذا ما يتعلق بأصل عمله. وأما ما يعمل فيه فينبغي أن يقتصر فيه على ما يفهم الشكر لله تعالى من نحو ما تقدم ذكره من التلاوة والإطعام والصدقة وإنشاد شيء من المدائح النبوية والزهدية المحركة للقلوب إلى فعل الخير وعمل الآخرة، وأما ما يتبع ذلك من السماع واللهو وغير ذلك فينبغي أن يقال: ما كان من ذلك مباحًا بحيث يقتضي السرور بذلك اليوم لا بأس بإلحاقه به، وما كان حرامًا أو مكروهًا فيمنع، وكذا ما كان خلاف الأولى» (١). الجواب: ١ - تخريج الحافظ ابن حجر عمل المولد على صيام عاشوراء لا يمكن الجمع بينه وبين جزمه بأن ذلك بدعة لم تُنقل عن أحد من السلف من القرون الثلاثة؛ فإن عدم عمل السلف الصالح بالنص على الوجه الذي يفهمه مَنْ بعدهم، يمنع اعتبار ذلك الفهم صحيحًا، إذ لو كان صحيحًا لم يعزب عن فهم السلف الصالح ويفهمه من بعدهم، كما يمنع اعتبار ذلك النص دليلًا عليه إذ لو كان دليلًا لعمل به السلف الصالح. فاستنباط الحافظ ابن حجر الاحتفال بالمولد النبوي ـ ما دام الأمر كذلك ـ من حديث صوم يوم عاشوراء أو من أي نص آخر، مخالف لما أجمع عليه السلف الصالح من ناحية فهمه ومن ناحية العمل به، وما خالف إجماعهم فهو خطأ، لأنهم لا يجتمعون إلا على هدى. وقد بسط الإمام الشاطبي الكلام على تقرير هذه القاعدة في كتابه (الموافقات) وأتى في كلامه بما لا شك في أن الحافظ ابن حجر العسقلانى لو تنبه له لما خرّج عمل المولد على حديث صوم
(١) جواب الحافظ ابن حجر العسقلاني عن سؤال وجه إليه عن عمل المولد ذكره السيوطي في أحسن المقصد في عمل المولد، وهو من محتويات الحاوي للفتاوي (١/ ١٩٦)، وذكرها الزرقاني في شرحه للمواهب اللدنية (١/ ١٤٠).

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies