consiste à considérer l’opinion d’untel, à le voir agir et à l’imiter, alors qu’il se peut qu’il l’ait fait par distraction.» (1)
Cheikh al-Islâm Ibn Taymiyya a dit : « … La coutume de certaines contrées – voire de la plupart –, l’avis de nombreux savants ou dévots – quand bien même ils seraient majoritaires – et toute chose de cet ordre ne sauraient être opposés à la parole du Messager d’Allah — paix et salut sur lui — au point de lui servir de contre-argument. » (2)
3 – Cheikh al-Islâm Ibn Taymiyya, à propos des fêtes innovées comme les célébrations du Mawlid, déclare : « Si certaines personnes éminentes les ont pratiquées, d’autres, à leur époque même, les ont délaissées parce qu’elles les jugeaient répréhensibles, et d’autres encore les ont ouvertement dénoncées. Or, ces délaisseurs et ces contestataires, même s’ils n’étaient pas supérieurs à ceux qui les ont instaurées, ne leur sont nullement inférieurs en mérite. À supposer qu’ils leur soient légèrement inférieurs, la question devient alors objet de divergence entre les détenteurs de l’autorité religieuse ; il convient donc de la renvoyer à Allah et à Son Messager.
Le Livre d’Allah et la sunna de Son Messager sont du côté de ceux qui les réprouvent, non de ceux qui les ont autorisées, et la majorité des Anciens – supérieurs aux postérieurs – se range aux côtés de ces délaisseurs et contestataires. » (3)