agréée par Allah, le Messager — paix et bénédiction d’Allah sur lui — l’aurait nécessairement exposée à la communauté, l’aurait pratiquée de son vivant ou, à défaut, ses Compagnons — qu’Allah les agrée — l’auraient mise en œuvre. Or, rien de tout cela ne s’est produit ; il est donc établi que cette pratique n’a strictement rien à voir avec l’islam. Elle relève au contraire des innovations contre lesquelles le Prophète — paix et bénédiction d’Allah sur lui — a mis sa communauté en garde.
Un homme doué de raison ne doit pas se laisser abuser par le grand nombre de gens qui, de par le monde, s’y adonnent ; la vérité ne se mesure pas au nombre de ses partisans, mais se reconnaît uniquement à la lumière des preuves fondées sur la Loi révélée.
Par ailleurs, la plupart de ces célébrations du mawlid — en plus d’être une innovation — ne sont pas exemptes d’autres actes blâmables : mélange des hommes et des femmes, usage de chants et d’instruments de musique, consommation de boissons enivrantes ou de stupéfiants, et bien d’autres maux encore. Il arrive même qu’on y commette quelque chose de plus grave : le shirk majeur (l’associationnisme), en exagérant la vénération portée au Messager d’Allah — paix et bénédiction d’Allah sur lui — ou à d’autres personnages considérés comme “saints”, en les invoquant, en sollicitant leur secours, en leur demandant des subsides, en croyant qu’ils connaissent l’invisible, et autres actes mécréants que beaucoup pratiquent lors de la célébration de la naissance du Prophète ou de celle de ceux qu’ils appellent « saints ».