Al-Ghamârî déclare : « Ce hadith est réprouvé et fabriqué ; il ne repose sur aucune source dans les recueils de la Sunna. »
2 – Al-Ghamârî ajoute : « De même, on trouve tout aussi contestable le récit transmis par ʿAlî ibn al-Ḥusayn, d’après son père (qu’Allah l’agrée), d’après son grand-père, selon lequel le Prophète ﷺ aurait dit : “J’étais une lumière devant mon Seigneur quatorze mille ans avant la création d’Adam.” »
3 – Al-Ghamârî poursuit : « Relève du même mensonge grossier ce que l’on raconte au sujet d’une des Mères des croyants : elle aurait voulu envelopper le corps du Prophète ﷺ d’un izâr (pagne), lequel serait tombé parce que, dit-on, il était lumière. Cette histoire n’a aucun fondement. Le Prophète ﷺ utilisait bel et bien un izâr, et jamais celui-ci ne tomba de lui. Le fait qu’il soit “lumière” est une réalité spirituelle, tout comme on qualifie le Coran de lumière : il éclaire les esprits et les cœurs. »
4 – Al-Ghamârî déclare encore : « Est tout aussi mensonger l’assertion suivante : “Si ce n’était pour toi, si ce n’était pour toi, Je n’aurais pas créé les sphères.” »
5 – Al-Ghamârî conclut : « Il en va de même du récit attribué à ʿAlî (qu’Allah l’agrée) selon lequel le Prophète ﷺ aurait dit : “Gabriel est descendu vers moi et m’a dit : ‘Allah te transmet Ses salutations et déclare : J’ai interdit au Feu le dos qui t’a porté, la matrice qui t’a porté et le giron qui t’a élevé.’ ” Ce hadith est fabriqué. »