En résumé, la prétention selon laquelle le Prophète — paix et bénédictions sur lui — assisterait corporellement à la célébration tenue le jour que l’on prétend coïncider avec sa naissance est dépourvue de tout fondement. Une telle affirmation impliquerait qu’il sorte de sa tombe, marche dans les marchés, s’adresse aux gens et leur réponde, que son noble corps déserte ainsi son sépulcre, de sorte que l’on ne visiterait plus qu’un tombeau vide pour y saluer un absent ; qu’il puisse être aperçu simultanément par deux témoins en deux lieux différents ; que l’un de ces témoins soit, de ce seul fait, considéré comme Compagnon ; que l’on soit tenu de mettre en pratique tout ce que ce témoin prétend avoir entendu de lui ; qu’un tel privilégié obtienne à l’état d’éveil ce dont même sa fille Fâtima — si accablée qu’elle mourut de chagrin six mois après lui, selon l’avis le plus sûr — ne bénéficia jamais, pas plus qu’aucun autre Compagnon. Tout cela n’est qu’un tissu d’ignorances dont l’absurdité saute aux yeux du simple bon sens.
Lis « Muhammad ». Lis « Muhammad ». Lis « Muhammad ».