- La première explication est qu’il s’agirait d’un geste d’accueil envers le Prophète — paix et bénédictions sur lui —, les personnes qui se lèvent étant convaincues qu’il assiste corporellement à la réunion organisée le jour que l’on prétend correspondre à sa naissance. On dispose donc, pour lui, de l’encens et des parfums, dans l’idée qu’il s’en imprégnera, et même de l’eau, persuadés qu’il en boira.
- La deuxième veut que le lever qui survient lorsque l’on raconte sa venue au monde et son entrée dans la vie soit motivé par la présence, à cet instant, de l’âme du Prophète — paix et bénédictions sur lui.
- La troisième affirme que cette station debout sert à « figurer » la personne même du Prophète — paix et bénédictions sur lui.
Il est pourtant manifeste que l’on ne peut vénérer le Prophète — paix et bénédictions sur lui — qu’au moyen des formes de vénération qu’il a lui-même instituées, et ce lever n’en fait pas partie.
La prétention selon laquelle le Prophète — paix et bénédictions sur lui — participerait corporellement aux festivités du mawlid repose, en réalité, sur une affirmation erronée émise par certains soufis, selon laquelle il serait possible de voir le Prophète à l’état d’éveil. Les savants critiques l’ont unanimement rejetée : le juge Abû Bakr ibn al-ʿArabî, al-Qurtubî (commentateur du Ṣaḥîḥ de Muslim), Ibn Ḥajar al-ʿAsqalânî dans Fatḥ al-Bârî, le Shaykh de l’Islam Taqî al-Dîn Ibn Taymiyya, al-Dhahabî, Imâd al-Dîn Ibn Kathîr, al-Sakhâwî, ainsi que Sayyid Rashîd Riḍâ.