Et Il dit également — exalté soit-Il — : « Aujourd’hui, J’ai parachevé pour vous votre religion, accompli sur vous Mon bienfait et agréé pour vous l’islam comme religion. » (Al-Mâʾida : 3).
Le fait d’instituer de telles commémorations de naissance — mawlid (fête de la naissance) — sous-entend que Dieu, glorifié soit-Il, n’a pas parachevé la religion pour cette communauté, et que le Messager — paix et bénédiction d’Allah sur lui — n’a pas transmis à la communauté tout ce qu’elle devait mettre en pratique, si bien qu’il aurait fallu attendre ces générations tardives pour introduire dans la Loi d’Allah ce qu’Il n’a jamais autorisé, en prétendant que cela les rapprocherait d’Allah. Il s’agit là, sans nul doute, d’un péril immense et d’une contestation à l’égard d’Allah — exalté soit-Il — et de Son Messager — paix et bénédiction d’Allah sur lui —, alors qu’Allah, exalté soit-Il, a bel et bien perfectionné pour Ses serviteurs la religion et accompli sur eux Son bienfait.
Quant au Messager — paix et bénédiction d’Allah sur lui —, il a transmis le message de façon parfaitement claire ; il n’a laissé aucun chemin menant au Paradis ou éloignant de l’Enfer sans l’avoir indiqué à la communauté. Cela ressort de ce hadith authentique rapporté par ʿAbd Allah ibn ʿAmr — qu’Allah les agrée — où le Messager d’Allah — paix et bénédiction d’Allah sur lui — a dit : « Il n’est pas de prophète avant moi à qui il n’ait incombé d’indiquer à sa communauté le meilleur de ce qu’il savait être pour elle et de l’avertir contre le pire de ce qu’il savait être pour elle. » (rapporté par Muslim dans son Ṣaḥīḥ).
Il est, par ailleurs, bien établi que notre Prophète — paix et bénédiction d’Allah sur lui — est le meilleur et le sceau des prophètes, le plus accompli d’entre eux dans la transmission et le conseil ; si donc la célébration des mawlid appartenait à la religion