— constitue une atteinte à l’amour que le serviteur doit à son noble Prophète, car ce jour-là, de l’avis unanime, est celui où le Messager d’Allah – paix et bénédiction sur lui – quitta ce monde ; comment dès lors peut-on s’en réjouir ?
Quant au jour même de sa naissance, il fait l’objet d’une divergence ; comment alors un acte d’adoration majeur, censé rapprocher d’Allah, pourrait-il reposer sur une date dont on n’est même pas certain ?
Ibn al-Hajj a dit, à propos de la célébration du mawlid : « Quel étonnement ! Comment peuvent-ils célébrer le mawlid par les chants, la joie et l’allégresse à l’occasion de sa naissance, alors que, dans ce mois béni, c’est précisément vers la générosité de son Seigneur qu’il retourna ; la communauté fut alors frappée d’un malheur immense, qu’aucune autre calamité ne pourra jamais égaler. Il convenait donc de verser beaucoup de larmes, de s’abandonner au chagrin et que chacun se retire pour méditer sur l’épreuve qui l’a atteint, conformément à sa parole : “La calamité qui m’atteint suffit à consoler les musulmans dans toutes leurs autres épreuves.” (1) Ainsi, lorsqu’il mentionna la calamité liée à sa personne, toutes les autres calamités susceptibles d’atteindre l’homme en toute circonstance s’évanouirent, ne représentant plus aucun danger. »