la divinité ; c’est un polythéisme touchant la seigneurie, plus grave encore que celui des idolâtres de Quraysh — qu’Allah nous en préserve — car les Quraysh reconnaissaient que l’unique ordonnateur de l’univers est Allah, non leurs idoles, tandis que ceux-ci prétendent que le maître qui détient ce monde et l’Au-delà est le Prophète — paix et bénédiction sur lui.
Considère encore cette parole : « Ô le plus noble des créatures, je n’ai personne auprès de qui me réfugier… ». L’auteur érige ainsi le Messager d’Allah en ultime refuge, celui qu’on implore et qu’on invoque dans les épreuves, ce qui constitue exactement le polythéisme des Quraysh qui adoraient les idoles. Ils étaient même, sous ce rapport, mieux placés que lui : dans la détresse, ils consacraient leurs supplications et leur adoration à Allah seul, tandis que al-Bûsîrî, en cas d’affliction et de calamité, appelle un autre qu’Allah.
Or, aucun mawlid ne se tient sans les vers de la Burda ; ils sont le rite et le pilier central de ces célébrations innovées. Si ce seul fléau s’y trouvait, il suffirait à justifier leur interdiction et à mettre les gens en garde.
Et quand bien même quelqu’un affirmerait en retrancher tout ce qui précède, nous répondrions : le mawlid, en soi, n’est qu’une manifestation de l’exagération blâmable, sans parler des énormités qu’il renferme et de l’innovation religieuse qu’il représente, qu’Allah n’a ni prescrite ni autorisée.
Treizième point :
se réjouir en ce jour, y dépenser de l’argent et y manifester joie et allégresse