Sache, mon frère musulman, qu’aucune innovation nouvelle n’apparaît dans la religion sans qu’une sunna équivalente ne soit, aussitôt, délaissée ou éteinte. Le noble tâbiʿî (Successeur) Ḥassân ibn ʿAṭiyya al-Maḥâribî — qu’Allah lui fasse miséricorde — a dit : « Jamais un peuple n’introduit une innovation dans sa religion sans qu’Allah n’en retire une sunna de même valeur, qu’Il ne leur rendra plus jusqu’au Jour de la Résurrection. » (rapporté par ad-Dârimî ; al-Albânî a jugé sa chaîne authentique).
Il est désormais notoire qu’il n’est pas permis d’instituer, pour les musulmans, une fête (ʿîd) autre que les deux ʿîd légiférés : celui du Sacrifice et celui de la Rupture du jeûne. En effet, les fêtes relèvent de la Loi révélée, de la voie cultuelle et des rites prescrits. Allah — exalté soit-Il — dit : « À chaque communauté Nous avons assigné un rite qu’elle observe ; qu’ils ne discutent donc pas avec toi à ce sujet. Invoque plutôt ton Seigneur, car tu es, certes, sur une voie parfaitement droite. » (Al-Hajj : 67).
Le shaykh Ibn Bâz — qu’Allah lui fasse miséricorde — déclare : « Il n’est pas permis de célébrer la naissance du Messager — paix et bénédiction d’Allah sur lui — ni aucune autre commémoration du même type, car cela fait partie des innovations introduites dans la religion. Le Messager — paix et bénédiction d’Allah sur lui — ne l’a pas fait, pas plus que ses califes bien guidés, ni aucun Compagnon — qu’Allah les agrée tous —, ni les générations qui les ont suivis avec excellence durant les siècles d’élite. Or, ces hommes étaient les plus savants quant à la sunna, les plus sincères dans leur amour pour le Messager d’Allah — paix et bénédiction d’Allah sur lui — et les plus empressés à suivre sa législation, bien davantage que ceux qui leur ont succédé. Allah, le Très-Haut, a pourtant dit dans Son Livre explicite : « Prenez donc ce que le Messager vous donne, et ce qu’il vous interdit, abstenez-vous-en. » (Al-Hashr : 7). »