à les outrepasser et à les délaisser ; car Allah sait parfaitement ce qui convient à Ses serviteurs, et Il n’a envoyé les messagers ni fait descendre les Écritures que pour qu’ils L’adorent conformément à Sa volonté, exalté soit-Il.
Quant à celui qui invente cette innovation, il rejette tout cela, prétendant qu’il existerait d’autres voies d’adoration et que les limites fixées par le Législateur ne le concernent pas. C’est comme s’il affirmait, par son attitude : « Le Législateur sait, et moi aussi je sais, voire je détiens un savoir que le Législateur ignore. » Gloire à Toi ! Voilà un mensonge énorme, un crime grave, un péché manifeste et un égarement flagrant.
Septième point :
Instituer cette innovation dénature l’un des fondements de la sharî‘a, à savoir l’amour du Prophète — paix et bénédiction sur lui — et le suivi de son exemple extérieurement et intérieurement. On réduit cet amour, dans une conception innovée et étriquée, à des séances de pseudo-dévotion, de danses, de chants et de hochements de tête, sous prétexte que cela constituerait une preuve évidente d’amour, tandis que celui qui s’en abstient serait, disent-ils, ennemi du Prophète — paix et bénédiction sur lui.
Il ne fait pourtant aucun doute qu’il s’agit là d’une déformation du sens de l’amour d’Allah — Majesté et Pureté à Lui — et de l’amour de Son Messager — paix et bénédiction sur lui ; car aimer Allah et Son Messager, c’est suivre sa sunna extérieurement et intérieurement, comme le Très-Haut l’a dit : « Dis : “Si vraiment vous aimez Allah, suivez-moi ; Allah alors vous aimera et pardonnera vos péchés.” » (La Famille d’Imrân, 31).