S’il objecte : « Je n’affirme pas qu’il s’agisse d’un acte d’adoration, je ne prétends pas corriger Allah — Exalté soit-Il — ni Son Messager — paix et bénédiction sur lui —, et je crois fermement à ce verset », il lui faut alors revenir à la vérité : le mawlid est bel et bien une innovation récente.
Cinquième point :
Celui qui pratique cette affaire — c’est-à-dire l’innovation du mawlid — revient, en réalité, à accuser le Messager — paix et bénédiction sur lui — de trahison et de manque de loyauté — qu’Allah nous en préserve ; car, selon lui, le Prophète aurait caché à la communauté cet immense acte d’adoration censé la rapprocher d’Allah.
Imâm Mâlik — qu’Allah lui fasse miséricorde — a dit : « Quiconque introduit dans l’islam une innovation qu’il tient pour bonne prétend, ce faisant, que Muhammad — paix et bénédiction sur lui — a trahi la mission, puisque Allah dit : “Aujourd’hui, J’ai parachevé pour vous votre religion” (La Table servie, 3). Ce qui n’était pas religion à cette époque ne peut pas l’être aujourd’hui. » (1)
Sixième point :
Celui qui célèbre le mawlid s’oppose à la Loi révélée et la conteste ; car le Législateur a fixé pour les besoins du serviteur des voies déterminées, sous des formes et des modalités précises, restreignant les créatures à celles-ci par des ordres et des interdictions, et Il a affirmé que le bien réside dans ces voies et que le mal se trouve en dehors