La fausseté de l’avis qui en autorise et en légalise la pratique ressort des considérations suivantes (1) :
Premier point :
Jamais le Prophète — que les bénédictions et la paix d’Allah soient sur lui — n’a accompli cet acte ni ne l’a prescrit. Aucune trace non plus chez ses Compagnons, qu’Allah les agrée, ni chez les Successeurs, ni chez les successeurs de ceux-ci. Aucun membre de la communauté musulmane ne l’a pratiqué durant les premiers siècles d’excellence. Ce n’est apparu, comme on l’a indiqué, que par l’entremise de gens plus proches de l’impiété que de la foi : les ésotéristes.
Une fois cela établi, quiconque s’y adonne entre dans la menace qu’Allah — Exalté soit-Il — a formulée en ces termes : « Et quiconque, après avoir reçu la bonne direction, s’oppose au Messager et suit une voie différente de celle des croyants, Nous le livrerons à ce qu’il aura choisi et Nous le ferons brûler en Enfer. Quelle détestable destination ! » (Les Femmes, 115). Celui qui célèbre ce que l’on appelle le mawlid suit donc, sans aucun doute, une voie autre que celle des croyants parmi les Compagnons, leurs Successeurs et les successeurs de ces derniers, qu’Allah les agrée.
Deuxième point :
Celui qui pratique cet acte se trouve dans la situation même contre laquelle le Prophète — que la paix et la bénédiction d’Allah soient sur lui — a mis en garde.