d’avertir, elle mériterait donc elle aussi d’être célébrée, tout comme l’Hégire, ses victoires, les jours où il échappa aux complots, et tant d’autres événements sans fin.
5. Cette célébration constitue en outre une imitation des chrétiens ; or les textes de la charia exigent de s’en distinguer, sauf lorsque le Législateur a expressément institué un acte. Dans ce dernier cas, nous nous y conformons, qu’il coïncide ou non avec la pratique des chrétiens ou d’autres. En revanche, lorsqu’aucune prescription n’existe et qu’il y a ressemblance avec eux, il nous est ordonné de nous abstenir.
En conséquence, il est interdit de célébrer le mawlid, qu’il s’y mêle ou non d’autres infractions ; et plus les innovations s’y multiplient, plus l’interdiction se renforce.
Par suite, sont illicites :
- le fait d’organiser le mawlid et de coopérer à sa tenue ;
- toute dépense pour lui et en son sein, car cela ne fait pas partie des œuvres méritoires qui valent récompense au musulman ;
- tout ce qui concourt à le raviver, à l’entretenir ou à le pérenniser, comme lui consacrer un waqf (dotation pieuse) ou toute initiative analogue.