Les premiers à avoir célébré les mawlids furent les Banû ʿUbayd al-Qaddâḥ, connus sous le nom de Fatimides. Il est de notoriété publique que ces Ubaydides nourrissaient à l’égard des musulmans haine et rancœur, dissimulant sous l’affichage d’un amour prétendu pour les Gens de la Maison et d’une loyauté envers eux des doctrines pernicieuses (1).
La célébration du mawlid contredit l’ordre d’Allah d’obéir à Son Messager — que la prière et la paix de Dieu soient sur lui — ; elle contredit aussi l’injonction du Messager de nous attacher à sa sunna et à celle des califes bien guidés après lui. Elle fait tomber dans les nouveautés qu’il a dénoncées et qu’il a clairement désignées comme une voie menant au Feu.
En outre, célébrer le mawlid, c’est imiter les chrétiens dans leur fête de la naissance de Jésus — sur lui la paix.
(1) Ils sont, au fond, des mulhidun (athées) : ils ont puisé dans les doctrines des philosophes et des mages, qu’ils ont mêlées aux propos des rafida, si bien que le meilleur visage apparent de leur islam se réduit à la religion des rafida. Dans leur for intérieur, toutefois, ce sont des mulhidun plus pernicieux encore que les juifs et les chrétiens. C’est pourquoi les savants ont dit à leur sujet : « L’aspect visible de leur madhhab est le rafd (rejet des Compagnons), mais leur intérieur n’est que pure mécréance. Ils figurent parmi les gens qui vénèrent le plus les mausolées, invoquent les astres et pratiquent d’autres formes du din des mushrikin (polythéistes), tout en se montrant les plus éloignés du respect des masajid qu’Allah a ordonné d’élever pour que Son Nom y soit invoqué. Ils sont aussi ceux qui se désavouent le plus du Messager d’Allah, tant sur le plan religieux que de la filiation. » Les savants ont rédigé sur eux et sur leurs fondements plusieurs ouvrages de doctrine et d’histoire ; voir, par exemple, le Talkhis Kitab al-Istighatha, connu sous le titre Ar-Radd ‘ala al-Bakri, d’Ibn Taymiyya, p. 307.