Règne juridique relatif à la célébration de la naissance prophétique
Il n’est pas permis de célébrer la naissance du Prophète — que la prière et la paix de Dieu soient sur lui —, car cela relève d’une innovation introduite dans la religion, ainsi que l’ont précisé les avis du Comité permanent ⦗1⦘. Comme l’explique le shaykh Rashîd Ridâ, il s’agit en effet d’un rassemblement particulier, organisé selon un rituel particulier, à un moment particulier ; on en fait de surcroît l’une des pratiques cultuelles de l’islam, lesquelles ne sauraient être instituées sans preuve scripturaire. Les gens du commun et ceux qui ignorent la sunna en viennent ainsi à croire que le mawlid fait partie des œuvres de rapprochement requises par la Sharîʿa. Or, célébrer le mawlid dans ces conditions constitue une innovation blâmable, une atteinte portée à la religion d’Allah, un ajout qui équivaut à légiférer ce qu’Il n’a pas autorisé, à Lui imputer des mensonges et à parler de Sa religion sans science ⦗2⦘.
L’innovation du mawlid prophétique n’est apparue qu’après les trois générations d’élite, comme l’ont souligné l’hafiz Ibn Hajar, l’hafiz al-Sakhâwî et d’autres.