Que signifie cela ?
Cela signifie que le musulman n’est pas tenu de se préoccuper de la date de la naissance, ni de s’employer à la fixer avec précision ; son devoir est plutôt de regarder où il en est dans son amour pour le Messager d’Allah — paix et bénédictions sur lui —, dans sa conformité à sa Loi, dans son attachement à sa sunna, dans l’imitation de sa conduite et l’acquisition de ses nobles caractères.
Où en sommes-nous donc de ce qu’Allah nous a prescrit vis-à-vis de notre Prophète Muhammad — paix et bénédictions sur lui ? Voilà la réflexion que chaque musulman doit mener sur sa relation avec le Messager d’Allah — paix et bénédictions sur lui.
La nuit de la naissance n’était pas, pour les pieux prédécesseurs — les Compagnons du Messager d’Allah puis ceux qui les ont suivis avec excellence —, une occasion de se réunir pour des actes d’adoration, ni de faire plus que durant les autres nuits de l’année ; car le Prophète — paix et bénédictions sur lui — ne peut être exalté que de la manière qu’il a lui-même prescrite. L’honorer est certes l’une des meilleures façons de se rapprocher d’Allah, mais on ne se rapproche d’Allah que par ce qu’Il a légiféré.
Le vendredi est assurément le meilleur jour sur lequel le soleil se lève, et l’acte le plus méritoire à accomplir en un jour éminent est le jeûne. Pourtant, le Prophète — paix et bénédictions sur lui — a interdit de jeûner le vendredi seul, malgré l’éminence de ce jour. Cela prouve qu’aucune adoration ne doit être instaurée à un moment ou en un lieu déterminé sans prescription préalable, et que ce qui ne l’a pas été ne doit pas être pratiqué, car il n’existe pas