Anniversaire du décès
Quelle est la règle concernant la commémoration annuelle d’un défunt ?
On consulta le shaykh Muḥammad Mujāhid, ancien mufti d’Égypte, au sujet des pratiques auxquelles se livrent les proches du disparu : la cérémonie du jeudi, la commémoration du quarantième jour, l’anniversaire annuel, les visites des tombes le premier de Rajab et à la mi-Shaʿbān, lors des fêtes et des saisons, la distribution de nourriture et l’embauche de récitants auprès des tombes.
Il répondit : « Les gens se sont accoutumés à de nombreuses choses, dans les funérailles notamment, sans s’appuyer, pour la plupart, que sur une simple préférence personnelle ou communautaire. Ces habitudes se sont transmises de génération en génération, au point de se généraliser et de devenir des traditions que les vivants héritent de leurs ancêtres, les regardant comme la voie des pères et des aïeux. Ils n’ont trouvé personne pour les réprouver ; peut-être même ont-elles rencontré qui les autorise, les approuve et les renforce. Ainsi, ceux qui manquent de science les ont pratiquées et adoptées, et les gens instruits les ont suivis, endossant leur péché et celui de celui qui les a inventées et perpétuées, jusqu’au Jour du Jugement.
« Quant à ce que font les proches du défunt — qu’il s’agisse du “petit jeudi” ou du “grand jeudi”, de la commémoration du quarantième jour, de l’anniversaire annuel du disparu ou des sorties aux cimetières lors des saisons… »