Statut de la célébration du sabûʿ pour le nouveau-né, telle que la pratiquent les gens :
Question : Je souhaite connaître le jugement relatif à la fête que l’on appelle « sabûʿ ». Est-elle illicite ou non ?
Réponse : La sunna pour le nouveau-né est de pratiquer, le septième jour, la ʿaqîqa : deux brebis pour le garçon, une brebis pour la fille ; on lui attribue alors un prénom, on lui rase la tête et l’on fait l’aumône en argent à hauteur du poids de ses cheveux.
Quant au sabûʿ tel qu’il est aujourd’hui répandu, il comporte de nombreuses innovations assorties de croyances déviantes : jeter du sel, frapper le mortier pour repousser le mauvais œil, allumer des bougies, et autres pratiques du même ordre.
Le chaykh ʿAlî Maḥfûz — qu’Allah lui fasse miséricorde — écrit dans son ouvrage « Al-Ibdiʿ fî Maḍâr al-Ibtidâʿ » : « Parmi ces innovations figure ce que l’on accomplit le septième jour après la naissance et durant la nuit précédente : orner, par exemple, une cruche avec divers bijoux et aromates, répandre du sel, allumer des bougies, frapper le mortier tout en prononçant les formules connues, puis accrocher à l’enfant quelques grains mêlés à du sel. » Fin de citation.
Et parmi ces innovations, il y a encore ce plateau que l’on apporte, dans lequel on verse de l’eau, au centre duquel on place une grande bougie qui demeure allumée toute la nuit du sabûʿ, tandis que le nouveau-né dort à côté de ce plateau jusqu’au lendemain.