constitue donc une innovation, à l’exemple : du fait de formuler l’intention à voix haute au moment d’entrer en prière, de lancer l’appel à la prière pour autre chose que les cinq prières obligatoires, ou de prier aussitôt après le saʿy entre as-Ṣafâ et al-Marwa.
3 – Tout acte par lequel on cherche à se rapprocher d’Allah en pratiquant une habitude ou une transaction sous un angle que la Loi n’a pas reconnu est une innovation : ainsi, considérer le port du vêtement de laine comme une dévotion et un moyen d’accès à Allah, se rapprocher d’Allah par le silence permanent, ou encore s’abstenir de pain, de viande et d’eau fraîche, ou se tenir en plein soleil sans chercher l’ombre.
4 – Tout rapprochement d’Allah réalisé par la pratique de ce qu’Il a interdit — exalté soit-Il — est une innovation, par exemple prétendre se rapprocher d’Allah par le chant.
5 – Le cheikh Ibn ʿUthaymîn a énoncé : « La conformité (al-ittibâʿ) n’est réalisée que si l’acte correspond à la Loi dans six points » :
1 – Le motif : si une personne adore Allah — Très-haut — par un acte rattaché à un motif qui n’est pas légiféré, cet acte est une innovation rejetée. Exemple : veiller dans la nuit du 27 rajab pour accomplir la prière nocturne, sous prétexte qu’il s’agirait de la nuit de l’Isrâʾ et du Miʿrâj ; en soi, le tahajjud est une adoration, mais dès lors qu’on l’associe à un motif non établi, il devient une innovation.
2 – L’espèce : si une personne adore Allah — Très-haut — par un acte de culte dont l’espèce n’a pas été légiférée