« Paix sur vous, demeure d’un peuple de croyants ; et nous, si Allah le veut, vous rejoindrons. » (rapporté par Muslim).
D’après ʿUthmân ibn ʿAffân, que Dieu l’agrée, il a dit : « Lorsque le Prophète — paix et bénédictions sur lui — achevait l’ensevelissement d’un défunt, il se tenait près de la tombe et disait : “Implorez le pardon pour votre frère et demandez-lui la fermeté, car il est maintenant interrogé.” » (rapporté par Abû Dâwûd et authentifié par al-Albânî).
Telle est donc la pratique, et tout ce qui y ressemble, que le Prophète — paix et bénédictions sur lui — accomplissait et ordonnait à sa communauté auprès des tombes des musulmans, après l’inhumation, lors des visites ou lorsqu’on passe devant elles : il s’agit d’une salutation adressée au défunt, comme l’on salue un vivant, et d’une invocation en sa faveur, tout comme on prie pour lui avant ou après la prière funéraire. Or, dans cette invocation pour le mort, le vivant prie également pour lui-même et pour l’ensemble des musulmans, de même que la prière funéraire inclut une supplication pour celui qui la formule et pour tous les croyants, tout en réservant un appel particulier au défunt.
Tout cela, et tout ce qui s’y assimile dans la sunna du Messager d’Allah — paix et bénédictions sur lui — et dans la conduite des premiers prédécesseurs, constitue la voie prescrite aux musulmans en la matière ; c’est ainsi qu’ils agissaient auprès de la tombe du Prophète — paix et bénédictions sur lui — comme auprès des autres (1).