C’est là, de toute évidence, un propos dénué de fondement ; en effet, Allah n’a jamais ordonné à Ses serviteurs ces innovations, pas plus que ne les a prescrites le Messager d’Allah — paix et bénédictions sur lui. Il ne les a pas pratiquées ; aucun des califes bien guidés, ni aucun Compagnon — qu’Allah les agrée —, ni les générations suivantes de tâbiʿîn et de leurs disciples vertueux ne les ont pratiquées non plus. Par conséquent, quiconque prétend qu’il existerait, dans la religion, des « bonnes innovations » parle d’Allah, de Son Livre et de Son Messager — paix et bénédictions sur lui — sans science.
La deuxième conséquence serait d’alléguer que le Prophète — paix et bénédictions sur lui — et ses Compagnons — qu’Allah les agrée — auraient abandonné la mise en pratique de sunan bonnes, bénies et dignes de louange ; or on ne saurait attribuer pareille chose au Messager d’Allah — paix et bénédictions sur lui — ni à ses Compagnons.
La troisième conséquence serait que les auteurs de ces prétendues « bonnes innovations » auraient, eux, réussi à mettre en œuvre une sunna bonne, bénie et louable qui n’aurait jamais été réalisée par le Prophète — paix et bénédictions sur lui — ni par ses Compagnons — qu’Allah les agrée.
Règles générales pour reconnaître l’innovation :
1 – Tout acte d’adoration qui ne s’appuie que sur un hadith fabriqué attribué au Messager d’Allah — paix et bénédictions sur lui — est une innovation, telle que la Salât ar-Raghâʾib.
2 – Si le Messager — paix et bénédictions sur lui — s’est abstenu d’accomplir un acte cultuel alors que le motif qui l’exigeait existait réellement et qu’aucun empêchement n’était présent, le fait de l’accomplir