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Premièrement : La célébration du Mawlid est une innovation ; elle n’a été rapportée ni du Prophète — paix et bénédiction sur lui —, ni d’aucun de ses Compagnons, ni des Successeurs, ni des imams. Elle fut instaurée plus tard par les ʿUbaydiyûn, qui introduisirent également d’autres innovations et égarements.
Deuxièmement : En principe, il est permis de manger ou d’acheter des sucreries dépourvues de tout élément nuisible, pourvu que cela ne constitue pas une aide à une désobéissance ni une promotion favorisant sa pérennité.
Or il apparaît que l’achat des confiseries du Mawlid, durant la période où cette fête est célébrée, comporte une forme d’assistance et de promotion à son égard, voire participe à l’instauration même de la fête. En effet, un ʿîd (fête) se définit par ce que les gens prennent l’habitude de faire ; si, par coutume, ils consomment cet aliment précis ou le préparent tout spécialement pour le ʿîd, contrairement aux autres jours, alors le vendre, l’acheter, le manger ou l’offrir ce jour-là revient à célébrer et à maintenir la fête. C’est pourquoi il convient de s’en abstenir le jour même du ʿîd.
Il est d’ailleurs mentionné dans les Fatwas de la Commission permanente, à propos de la « fête de l’amour » (Saint-Valentin) et de l’achat de sucreries teintées de rouge sur lesquelles figure un cœur pour marquer cette fête innovée :