à l’appel du bien et de la réforme, tandis qu’elles conservent toute leur vigueur pour répondre à l’appel du mal et de la corruption. En effet, un corps malade est atteint par la plus petite blessure, alors qu’un corps sain ne souffre que des coups les plus rudes et les plus violents.
Un exemple parlant : un mur solide et robuste résiste aux pioches et aux haches, tandis qu’un mur sur le point de s’effondrer tombe au moindre souffle de vent ou sous un simple coup de pied. Ainsi, la persistance et l’enracinement de cette innovation dans la société musulmane ne prouvent nullement que les savants aient négligé de la condamner.
Vingt-neuvième ambiguïté :
« Pourquoi la célébration du Mawlid (naissance prophétique) est-elle déclarée innovation parce qu’elle n’existait pas au temps du Prophète — paix et bénédictions sur lui —, alors que la mise en points diacritiques du muṣḥaf n’existait pas non plus à son époque sans être considérée comme telle ? »
Réponse :
La célébration du Mawlid est effectivement une pratique nouvelle étrangère à la voie du Prophète — paix et bénédictions sur lui. Quant au pointage du muṣḥaf, il ne constitue qu’un moyen visant à assurer la bonne lecture. On ne l’a pas introduit de son vivant parce qu’il n’en était pas besoin, et non parce que le Prophète l’aurait délibérément abandonné en acte d’adoration, comme il l’a fait en ne célébrant pas le jour de sa naissance.
Lis, ô Muhammad ! Lis, ô Muhammad ! Lis, ô Muhammad !