Vingt-huitième ambiguïté :
« Si la célébration de la naissance prophétique est une innovation interdite comme toutes les autres, pourquoi les savants sont-ils restés silencieux, au point qu’elle se soit répandue, ancrée et soit désormais perçue comme faisant partie intégrante de la croyance des musulmans ? N’étaient-ils pas tenus de la condamner avant qu’elle ne prenne une telle ampleur ? Pourquoi ne l’ont-ils pas fait ? »
Réponse :
Les savants ont bel et bien dénoncé cette innovation dès son apparition et ont rédigé des épîtres pour la réfuter. Quiconque consulte le Kitâb al-Maddkhal d’Ibn al-Hajj le constatera par lui-même.
Parmi ces réfutations de valeur figure l’épître du shaykh Tâj al-Dîn ‘Umar b. ‘Alî al-Lakhmî al-Iskandarî, juriste mâlikite, auteur du commentaire d’al-Fâkihânî sur la Risâla d’Ibn Abî Zayd al-Qayrawânî. Il composa un écrit intitulé Al-Mawrid fî al-kalâm ‘alâ al-Mawlid.
Il y déclare, en préambule : « Je ne connais à cette célébration de la naissance aucun fondement ni dans le Livre ni dans la Sunna ; on ne rapporte pas qu’aucun des savants de la communauté — ces modèles en religion, scrupuleusement attachés aux traces des Anciens — l’ait jamais pratiquée. Ce n’est qu’une innovation inventée par des gens d’erreur, un désir de l’âme auquel se sont adonnés les gloutons. »
Cependant, lorsque les nations traversent des périodes de déclin, elles deviennent trop faibles pour répondre