Parmi ces méfaits, il y a aussi ce qui a déjà été signalé à propos des fêtes des Gens du Livre : on retrouve, dans les deux catégories d’innovations introduites — celle qui implique l’imitation et celle qui n’en implique pas — les mêmes corruptions.⦗1⦘
Objection n° 26 :
Concernant la célébration du Mawlid (la naissance prophétique), vous affirmez qu’il s’agit d’une innovation ; or, dites-vous, l’innovation ne porte que sur le culte et non sur la coutume, principe juridique à l’appui. Quant à ceux qui, ce soir-là, se livrent à la danse, à la mixité, à l’exhibition, à l’impudeur et aux grands festivals, cela est certes illicite.
Mais, objecte-t-on, où est le problème si quelqu’un apporte des friandises et les distribue aux siens ? De même, si une personne considère la célébration du Mawlid comme un acte d’adoration, cela n’est pas permis ; tandis que si elle n’y voit qu’une simple habitude — par exemple, offrir des douceurs la nuit du Mawlid — qu’y aurait-il de répréhensible ?
On ajoute : « Toute innovation est un égarement et tout égarement mène au Feu », c’est-à-dire que l’innovation conduit à l’Enfer. Alors, le seul fait de se réjouir du souvenir de la naissance du Messager d’Allah — paix et bénédictions sur lui —, en distinguant ce jour des autres par la joie et non par un acte cultuel, mènerait-il à la Géhenne — qu’Allah nous en préserve ? ! Et encore, quand la femme d’un homme accouche, il apporte des friandises à cette occasion