Hudhayfa – qu’Allah l’agrée – a dit : « Toute pratique cultuelle à laquelle les Compagnons du Messager d’Allah – paix et bénédictions sur lui – ne se sont pas adonnés, n’y prenez pas part ; les premiers, en vérité, n’ont rien laissé aux derniers à ajouter. » (1)
Nombreux sont ceux qui s’appuient sur des textes généraux pour légitimer leurs innovations et conforter leur situation ; c’est là une grave erreur.
Parmi les exemples à cet égard figure le récit transmis par Nâfi‘ : un homme éternua auprès d’Ibn ‘Umar et déclara : « al-hamdu li-Llah wa-s-salâmu ‘alâ Rasûlillâh » (louange à Allah et salut sur le Messager d’Allah).
Ibn ‘Umar répondit : « Moi aussi je dis : al-hamdu li-Llah wa-s-salâmu ‘alâ Rasûlillâh ; pourtant, le Messager d’Allah – paix et bénédictions sur lui – ne nous a pas enseigné cela ; il nous a appris à dire : al-hamdu li-Llah ‘alâ kulli hâl (louange à Allah en toute circonstance). » (2)
Ibn ‘Umar blâma donc cet homme, alors même que l’énoncé général de la parole d’Allah : « Allah et Ses anges prient sur le Prophète. Ô vous qui croyez, priez sur lui et adressez-lui vos salutations de paix » (Al-Ahzâb, 33 : 56) englobe bien cette prière ; cependant, ce n’est pas ainsi que les Compagnons, puis ceux qui les ont suivis, l’ont comprise ni appliquée, et leur compréhension reste prioritaire,