Al-Radd ʿalā al-SubkīIbn Taimiya

Section
Il dit :

Troisièmement : l’auteur du Tahdhîb (1) – ainsi qu’un groupe de juristes – a affirmé que, lorsqu’un vœu porte ici sur une chose permise, la kaffâra d’un serment devient obligatoire si l’on s’en abstient. Al-Râfiʿî, dans Al-Muḥarrar (2), rapporte que, si quelqu’un fait vœu d’accomplir un acte licite ou d’y renoncer, le vœu ne devient pas en soi obligatoire ; toutefois, s’il y contrevient, la kaffâra d’un serment s’impose à lui, selon l’avis prépondérant de l’école. L’auteur du Tahdhîb (3) déclare encore que, si l’homme dit [à son épouse] : « Si tu entres dans la maison, il m’incombe pour Allah de te répudier », cela équivaut à : « Si tu entres dans la maison, par Allah, je te répudierai certainement. » Ainsi, si l’un des deux meurt avant que la répudiation n’ait eu lieu, la kaffâra d’un serment lui demeure due ; car, si l’élément d’interdiction avait été le serment, l’objet juré aurait été l’entrée dans la maison – non la répudiation. (4)

On dira donc :

Cette question correspond à la position textuellement rapportée de l’imâm Aḥmad, et c’est celle qui est la plus célèbre dans son école. En effet, son avis le plus reconnu rejoint la parole transmises [fo. 263/a] des Compagnons et de la majorité des Anciens – ʿUmar, Ibn ʿUmar, Ibn ʿAbbâs, Jâbir, ʿImrân b. Ḥuṣayn, Samura b. Jundub, qu’Allah les agrée – selon laquelle le vœu tient lieu de serment (5) ; dès lors, quiconque ne réalise pas ce qu’il a voué est redevable de la kaffâra d’un serment, conformément à la parole du Prophète – paix et bénédictions sur lui : « La kaffâra du vœu est la kaffâra du serment. » (6) – et qu’il s’agisse

(1) Il faut entendre : al-Tahḍīb fī al-Furūʿ de al-Baghawī (vol. 8, p. 152). Voir : Kashf al-Ẓunūn (vol. 1, p. 517). (2) vol. 3, p. 1609. (3) (vol. 8, p. 147 et suiv.). (4) al-Taḥqīq (p. 48a) et tout ce qui figure entre parenthèses dans cet ouvrage. (5) Certaines de ces traditions sont déjà mentionnées à divers endroits du présent ouvrage ; voir parmi elles : al-Muṣannaf d’Abd al-Razzāq al-Ṣanʿānī (vol. 8, p. 440 et suiv.) et al-Muṣannaf d’Ibn Abī Shaybah (vol. 5, p. 8). (6) Sa vérification figure à la p. 92.
فصلٌ قال: (الثالثة: إن صاحب التهذيب (١) وجماعة قالوا: إذا كان النذر هنا مباحًا أنه يلزمه كفارة يمين بتركه. قال الرافعي في المحرر (٢) : إنه لو نذر فعل مباح أو تركه لم يلزمه، لكن إِنْ خالفَ لَزِمَهُ كفارةُ يمين على المرجح في المذهب، وَصَرَّحَ صاحب التهذيب (٣) أنه إِنْ قال [لامرأته] : إِنْ دخلتِ الدار فلله عليَّ أَنْ أطلقك، فهو كقوله: إِنْ دخلتِ الدارَ فوالله لأطلقنَّك، حتى إذا مات أحدهما قبل التطليق لزمه كفارة يمين، فلو كانت اليمين هي جهة الامتناع لكان المحلوف عليه الدخول لا التطليق) (٤) . فيقال: هذه المسألة هي مذهب أحمد المنصوص عنه، وهو المشهور في مذهبه، فإنَّ مذهبه المشهور عنه القول المأثور [٢٦٣/ أ] عن الصحابة وأكثر السلف، كعمر وابن عمر وابن عباس وجابر وعمران بن حصين وسمرة بن جندب - رضي الله عنهم -: أَنَّ النذرَ يمينٌ (٥) ؛ فمن لم يفعل ما نذره فعليه كفارة يمين، كما قال النبي - صلى الله عليه وسلم -: «كفارة النذر كفارة يمين» (٦) وسواء كان
(١) يريد: التهذيب في الفروع للبغوي (٨/ ١٥٢). انظر: كشف الظنون (١/ ٥١٧). (٢) ٣/ ١٦٠٩. (٣) (٨/ ١٤٧ وما بعدها). (٤) «التحقيق» (٤٨/ أ)، وما بين المعقوفتين منه. (٥) بعض هذه الآثار تقدم في مواضع من الكتاب، وانظر بعضًا منها في: المصنف لعبد الرزاق الصنعاني (٨/ ٤٤٠ وما بعدها)، والمصنف لابن أبي شيبة (٥/ ٨). (٦) تقدم تخريجه في (ص ٩٢).

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