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Il dit :
« L’argument selon lequel il n’aurait pas eu l’intention de se rapprocher d’Allâh implique la nullité du vœu, la condition en faisant défaut ; [et il en découle] (1) qu’il n’y a alors ni incitation ni interdiction, l’obligation venant à manquer dans cette hypothèse. Il ne reste donc que la seule intention d’encourager ou de dissuader, laquelle n’est pas suffisante dans un serment, tout comme s’il disait : « Si j’accomplis telle chose, je serai un fornicateur ou un désobéissant envers Allâh, le Très-Haut. » (2)
On répond : Cette parole est correcte ; néanmoins, elle contredit ce qu’il a déjà affirmé à plusieurs reprises, à savoir que la différence entre la suspension du divorce, celle de l’affranchissement et celle du vœu résiderait dans l’absence d’intention dévote—après des prétentions impossibles dont la fausseté a été exposée. Il est donc établi que l’intention de prêter serment n’est pas un empêchement—c’est-à-dire qu’elle n’empêche pas l’obligation de ce qui est suspendu—et que la cause entraînant la survenue du divorce demeure valide, de l’aveu conjoint de nous-mêmes et de l’adversaire—j’entends Ibn Taymiyya—puisqu’il reconnaît la suspension du divorce à une condition et en applique la règle.
Il poursuit : « Si tu dis : Ceci est contredit par le vœu de contestation et de colère ; car lorsqu’un homme déclare : “Si je parle à untel, il m’incombe, par exemple, de marcher”, il ne lui est pas obligatoire de marcher selon vous et selon la majorité des savants, alors même que la suspension l’exige, et le fait de l’avoir formulé sous forme d’obstination et de serment n’est pas, d’après ce que vous avez établi, un empêchement.
Je réponds [fol. 261/b] à cette objection sous deux angles :
Premièrement : il existe ici un autre empêchement que le simple fait de prêter serment, à savoir que le vœu n’est obligatoire qu’à la condition d’être prononcé dans l’intention de se rapprocher d’Allâh ; l’empêchement ne réside donc pas dans la simple qualité de serment, mais bien dans cette particularité même… »