Section
L’objecteur dit :
(Le dévoilement complet de cette question comporte un point que je mentionnerai à titre d’examen : celui qui déclare : « Si j’accomplis telle chose, il m’incombe, par exemple, d’affranchir (un esclave) », ses paroles renferment deux éléments :
Le premier : s’abstenir d’accomplir l’acte.
Le second : s’engager à affranchir au cas où l’acte serait réalisé.
L’attribution du terme « vœu » à ce type d’engagement se rapporte au second sens, non au premier, car le vœu consiste en un engagement, non en un encouragement ou une interdiction ; c’est pourquoi il est (1) exigé qu’il s’agisse d’une œuvre de dévotion, comme on l’exige pour l’objet voué. Or, l’objet voué ici est l’affranchissement ; on l’appelle donc vœu pour cette raison.
Quant à l’appeler « serment », ce que l’on saisit d’abord, à partir des propos des juristes, est que cela se rattache au premier sens, à savoir l’abstention de l’acte, comme s’il avait juré de ne pas accomplir cet acte.
Il se peut toutefois que l’on dise que l’aspect de « serment » réside ici dans l’engagement d’affranchissement, car le jurant est un homme qui s’engage, ainsi qu’il a été exposé ; on l’a donc nommé serment. Le juriste peut repousser cette hypothèse au premier abord, mais il convient qu’il se montre circonspect et l’examine sous divers angles :
Le premier est que le Prophète — paix et bénédictions d’Allah sur lui — a dit :
« L’expiation du vœu est l’expiation du serment. »
Cela indique qu’il a accordé au vœu la même règle qu’au serment, et le vœu n’est, comme on l’a vu, rien d’autre qu’un engagement d’affranchissement, non une abstention ; il en va donc de même pour le serment) (2).
Réponse : une partie de ce qu’il mentionne ici constitue une analyse valable, et parmi les points pertinents qu’avance l’objecteur — lesquels viennent corroborer l’avis du répondant — figure son affirmation selon laquelle la formulation considérée renferme deux choses : l’abstention de l’acte et l’engagement d’affranchissement dans le cas où il se produirait, et que son appellation de vœu se rattache au second aspect et non