Ils se sont donc exprimés formellement – il s’agit de :
ʿUmar, ʿĀʾisha, Ḥafṣa et Zaynab – qu’Allah les agrée –,
auxquels s’ajoutent deux Compagnons au sujet desquels les transmissions divergent :
Ibn ʿUmar et Ibn ʿAbbās – qu’Allah les agrée –;
car, d’Ibn ʿAbbās, deux versions ont été rapportées : l’une prescrit l’expiation, l’autre rejoint l’avis de Rabīʿa. Quant à Ibn ʿUmar, trois versions sont rapportées de lui.
Nous devons donc dire l’une des deux choses suivantes :
• soit ces récits se contredisent mutuellement et tombent tous ensemble, comme s’il n’en existait aucun ; il ne nous reste alors que la parole de quatre Compagnons à laquelle personne ne s’oppose ;
• soit la version concordant avec l’avis des autres Compagnons l’emporte sur celle qui lui est contraire, car l’accord des autres renforce ce qui est rapporté d’eux dans le même sens.
Al-Māwardī a mentionné quelque chose de proche de ce qu’a dit Abū Ḥāmid, en ces termes (1) : « Et parce que cela s’est diffusé de la part de sept Compagnons sans qu’aucune divergence n’ait été rapportée d’eux, il s’agit d’un consensus ». Il cita les six [nommés plus haut] et y ajouta Umm Salama.
Le Qāḍī Abū Yaʿlā, Abū al-Khaṭṭāb et d’autres ont rapporté les traditions qu’ils tiennent des Compagnons, et ils ont cité (2) d’autres récits émanant d’eux selon lesquels le vœu est assimilé à un serment ; ils s’appuient donc à la fois sur cette opinion et sur l’autre.
Le Qāḍī Abū Yaʿlā a dit (3) : « Ceci constitue le consensus des Compagnons ; en témoigne le ḥadith d’ʿUmar rapporté par Ismāʿīl ibn Saʿīd al-Shālanjī, lequel dit : “Si jamais tu recommences, je ne te parlerai plus jamais, et tous mes biens seront suspendus à la Kaʿba.” ʿUmar – qu’Allah l’agrée – répondit : “La Kaʿba n’a que faire de tes biens ; acquitte l’expiation.” »