Al-Radd ʿalā al-SubkīIbn Taimiya

« … Allah, qu’il s’acquitte de l’expiation qu’Allah lui a prescrite. »

Une fois cela établi, celui qui avance qu’il est libre de choisir entre remplir son vœu et s’acquitter de l’expiation entend par là que, lorsque la condition posée se réalise, il a alors le choix : soit il accomplit la contrepartie qu’il s’est rendue obligatoire – auquel cas il n’a pas commis de parjure et n’est donc pas redevable de l’expiation du serment – soit il s’en abstient, devenant ainsi parjuré et redevable de l’expiation du serment.

Cependant, certains parmi eux disent : « Cette formule emprunte à la fois au serment et au vœu », et c’est sur cette base qu’ils ont institué ce choix.

En vérité, on ne devient parjuré – et donc passible de l’expiation – que lorsque la condition se réalise alors que la contrepartie n’est pas accomplie. Le choix consiste alors à rompre son engagement ou à s’en acquitter, de même que, dans tout autre serment, on peut opter entre l’observance et la rupture. Ce choix n’est toutefois légiféré que lorsque l’acte constituant la contrepartie est licite ; s’il est réprouvé ou interdit, aucun choix n’est laissé.

Quant à celui qui déclare que l’expiation est due à titre déterminé, s’il avait compris qu’elle n’est obligatoire qu’en cas de parjure – c’est-à-dire lorsque la condition se réalise sans que la contrepartie ne suive – il aurait bien parlé ; mais il a cru, à tort, qu’elle devient obligatoire du seul fait que la condition se réalise.

Tenir l’individu pour redevable de l’expiation alors même qu’il accomplit ce qu’il s’est prescrit met en évidence la fausseté de cette opinion, sa contradiction avec les fondements et les textes, ainsi que son opposition au consensus des Pieux Prédécesseurs, comme l’a mentionné l’imam Ahmad.

Troisièmement, nous dirons : les Compagnons et la majorité des Tâbi‘în qui ont jugé que l’acquittement

(1) Rapporté par al-Bukhârî (n° 6625) et Muslim (n° 1655) d’après le hadîth d’Abû Hurayrah (qu’Allâh l’agrée), dont le texte est : « Par Dieu, si l’un de vous introduisait son membre dans sa femme, il serait plus coupable auprès de Dieu que celui qui s’acquitte de la kaffârah qu’Il lui a imposée. » (2) Dans le texte original, on trouve ensuite : « mais aussi sa contradiction avec les principes et les textes », ce qui constitue une répétition.
الله من أَنْ يُعطيَ الكفارة التي فرض الله عليه» (١) . وإذا عُرِفَ هذا؛ فمن قال: يخير بين الوفاء بما نذر وبين الكفارة، فهذا أرادوا به إذا وجد الشرط، فإنه ــ حينئذٍ ــ يُخير بين أن يفعل الجزاء الذي جعله لازمًا، وحينئذٍ فلا يكون قد حنث، فلا يلزمه كفارة يمين. وبين ألا يفعله فيكون قد حنث فيلزم كفارة يمين، لكن مِنْ هؤلاء مَنْ يقول: هذا أَخَذَ شبهًا من اليمين وشبهًا من النذر، وجعلوا التخيير بناءً على هذا. وحقيقةُ الأمر أنه لا يكون حانثًا الحنث الموجب للكفارة إلا إذا وجد الشرط ولم يوجد الجزاء، فالتخيير هو تخييرٌ بين مخالفةِ عَقْدِهِ والوفاء به، كما يُخيَّر في غير هذه اليمين بين البِرِّ والحنث، وهذا التخيير إنما يُشْرَعُ إذا كان فِعْلُ الجزاء مباحًا، فأما مع كونه مكروهًا أو محرمًا فلا يخير. ومن قال تجب الكفارةُ عينًا؛ فلو فَهِمَ أَنَّ الكفارة إنما تجب عينًا عند الحنث الذي هو وجود الشرط وعدم وجود الجزاء= لكان قد أحسن، لكن ظَنَّ ذلك هو مجرد وجود الشرط. [٢٥٦/ أ] فَجَعْلُ الكفارة تلزمه وإن فعل ما التزمه يُظْهِرُ فسادَ قولِهِ ومخالفته للأصول والنصوص (٢) ، بل ومخالفته لإجماع السلف، كما ذكره الإمام أحمد. الوجه الثالث: أَنْ نقول: الصحابة وجمهور التابعين الذي قالوا بإجزاء
(١) أخرجه البخاري (٦٦٢٥)، ومسلم (١٦٥٥) من حديث أبي هريرة ــ رضي الله عنه ــ، ولفظه: «والله لأن يلج أحدكم بيمينه في أهله، آثم له عند الله من أن يعطي كفارته التي افترض الله عليه». (٢) بعدها في الأصل: (بل ومخالفته للأصول والنصوص)، وهذا تكرار.

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