Al-Radd ʿalā al-SubkīIbn Taimiya

On dira :
« Il s’agit là d’un serment nécessitant expiation. Dès qu’il accomplit l’acte visé, l’expiation propre au serment suffit et il n’a pas à réaliser le second acte auquel il s’était obligé ; bien au contraire, on le lui interdit s’il est illicite ou répréhensible. Et, quand bien même il le ferait malgré tout, aucune expiation ne lui serait due. »

Cependant, certains prétendent : « Quiconque jure d’accomplir une désobéissance doit s’acquitter de l’expiation, même s’il finit par la commettre. » Cette opinion rejoint celle que nous venons de rapporter. À l’opposé, d’autres avancent : « Celui qui jure de délaisser un acte d’obéissance ne s’acquitte de son expiation qu’en l’accomplissant. » Toutes ces positions sont faibles.

En vérité, l’expiation a été prescrite parce que la violation du serment constitue une atteinte à sa sacralité. S’il accomplit la désobéissance, il encourt pour celle-ci une autre sanction ; s’il réalise l’acte d’obéissance, il en obtient une récompense distincte de celle attachée à l’expiation du serment. Le Prophète — paix et bénédictions d’Allah sur lui — a dit : « Quiconque prête serment puis voit qu’autre chose est meilleure que ce qu’il a juré, qu’il fasse ce qui est meilleur et qu’il expie son serment. » Il a donc ordonné l’expiation alors même que la rupture du serment est préférable à la persistance dans celui-ci. Il s’ensuit que le fait de rompre un serment en accomplissant un acte d’obéissance ne dispense pas de l’expiation ; celle-ci demeure requise conjointement à la violation. En revanche, si le serment n’est pas rompu, aucune expiation n’est due, même si la personne commet une désobéissance et mérite blâme et châtiment pour cet acte même, non pour la rupture du serment.

Autrement, si quelqu’un jurait d’abandonner une obligation ou d’accomplir un interdit, l’opinion susmentionnée impliquerait que l’expiation lui incombe dans tous les cas : qu’il s’acquitte ou non de l’obligation, qu’il délaisse ou non l’interdit. Or le Prophète — paix et bénédictions d’Allah sur lui — a dit : « Qu’il fasse ce qui est meilleur et qu’il expie son serment », et il a dit encore : « Le fait qu’un homme persiste dans son serment est plus pécheur pour lui auprès de… »

(1) Peu claire dans l’original ; je l’ai restituée d’après ce que j’ai établi. (2) Sa référence est donnée ci-dessus (p. 26). (3) Dans l’original : «إِنْ يُبَح» ; la lecture correcte est celle que j’ai établie.
يُقال: هذه يمين مكفرة، فإذا فَعَلَ ذلك الفعل أجزأته كفارة يمين، ولا يحتاج أَنْ يفعل الفعل الثاني الذي التزمه، بل يُنهى عنه إذا كان محرمًا أو مكروهًا، ومع ذلك فلو فعله لم تجب عليه الكفارة. لكن بعض الناس يقول: مَنْ حَلَفَ ليفعلنَّ معصيةً فعليه الكفارة [٢٥٥/ب] وإن (١) فعلها؛ وهذا يشبه قول هؤلاء، وبإزائه قول مَنْ يقول: مَنْ حَلَفَ على طاعةٍ لا يفعلها فكفارتها أَنْ يفعلها، وهذه أقوالٌ ضعيفةٌ. فإنَّ الكفارةَ وَجَبَتْ لما في الحنث مِنْ هَتْكِ حُرْمَةِ اليمين، وإذا فَعَلَ المعصية استحق عليها عقوبة أخرى، وإذا فعل الطاعة كان له عليها ثواب غير ما يستحقه بكفارة اليمين؛ قال النبي - صلى الله عليه وسلم -: «مَنْ حلف على يمين فرأى غيرها خيرًا منها، فليأتِ الذي هو خير، وليُكَفِّرْ عن يمينه» (٢) فَأَمَرَ بالكفارة مع كون الحنث خيرًا من الإصرار على اليمين؛ فَعُلِمَ أَنَّ كون الحنث بفعل طاعة لا يُسْقِطُ اليمين بل يجب مع الحنث، وإذا لم يحنث فلا كفارة عليه وَإِنْ كان عاصيًا مستحقًّا للذم والعقاب بفعل المعصية التي التزمها لا بالحنث، وإلا فإذا حَلَفَ على يمين تضمنت تَرْكَ واجبٍ أو فعل محرمٍ= كان ينبغي على هذا القول أَنْ تجب عليه الكفارة مطلقًا سواء فَعَلَ الواجب وتَرَكَ المحرم، أو لم يفعل الواجب ولم يترك المحرم، والنبي - صلى الله عليه وسلم - قال: «فليأتِ الذي هو خير، وليكفِّر عن يمينه» ، وقال: «أن يلج (٣) أَحدُهم يمينَهُ آثَمُ له عند
(١) غير واضحة في الأصل، وقدرتها بما أثبتُّ. (٢) تقدم تخريجه في (ص ٢٦). (٣) في الأصل: (إِنْ يُبَح)، والصواب ما أثبت.

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies